mercredi 26 octobre 2011

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Le dernier carré des Créneaux résiste encore

24-10-2011
Dernière mise à jour : ( 25-10-2011 )


Le bâtiment A est le dernier vestige d’une architecture qui ne s’embarrassait d’esthétique. PATRICK DI DOMENICO
Le bâtiment A est le dernier vestige d’une architecture qui ne s’embarrassait d’esthétique. PATRICK DI DOMENICO
La petite cité du 15e arrondissement doit être démolie dans le cadre du programme national de rénovation urbaine. Mais une poignée d’habitants refuse toujours le relogement.
Baroud d’honneur, bras de fer… Les expressions ne manquent pas pour qualifier la résistance des derniers habitants des Créneaux, petite cité bâtie à flanc de colline tout au fond du vallon des Aygalades. Il ne reste plus qu’un bâtiment sur les quatre. Le reste a disparu sous les dents de pelleteuses.
En lieu et place, il n’y a plus qu’un peu de sable jaune nivelé et des palissades qui entourent ce vide. Il ne reste plus que le A où trois familles résistent encore et refusent toute proposition de relogement. Au dernier, F.B. a des larmes plein les yeux. Elle vient d’enterrer sa mère, un an tout juste après son père. Elle lie ce décès aux errances du relogement. « Ma mère était fatiguée de tout ça. On lui a proposé une maison aux Castors de Servières mais ça ne convenait pas. Il y avait des escaliers, c’était mal rénové. »
Un point de vue battu en brèche par le logeur, la Logirem qui reprendra les négociations, une fois passée la période de deuil.
« Reste à charge »

Un peu plus bas dans les étages couverts de tags, Z. D. doit partir vivre aux Vergers, le petit ensemble neuf de l’autre côté de la rue Henri-Beyle. L’ancienne présidente de l’Amicale des locataires a déjà signé un accord de relogement. Mais depuis, elle a fait ses comptes et ne marche plus. « La Logirem s’est engagée à maintenir le prix du loyer. Mais j’ai 80 euros de charges en plus. Or, aux Vergers, il n’y a pas de hall, pas de couloir. A quoi vont servir ces charges ? »
Du côté de la Logirem, Françoise Mesliand précise : « Le maintien du loyer concerne ce qu’on appelle le "reste à charge". C’est-à-dire ce que le locataire paie une fois déduite l’aide au logement. Dans le cas de madame Djellouli, son "reste à charge" est divisé par deux pour un appartement certes plus petit mais neuf et qui répond aux critères de bas niveau de consommation énergétique. » A cet argumentaire, Z.  D. réplique : « J’ai trois enfants. Le jour où ils quittent la maison, j’aurais moins d’aides et moins de sous car je serai à la retraite. Comment je vais m’en sortir ? ». Déménager encore ? Elle ne veut pas.
Au-delà de ces questions financières, persiste l’impression d’avoir été exclu des décisions. « Pendant 40 ans, on a vécu là, à l’écart du monde, sans même un bus et tout le monde s’en moquait. Et d’un coup, il décide de démolir. Mais à quoi ça sert quand on voit qu’il y a tant de gens qui n’ont pas de logements décents. »
La situation devrait durer encore plusieurs mois avec l’hiver et la trêve des expulsions. Au printemps, le logeur n’exclut pas d’avoir recours aux forces de l’ordre pour précipiter les départs et faire enfin disparaître les Créneaux.     BENOIT GILLES

mercredi 19 octobre 2011

LE RELOGEMENT M'A TUER - LE DECES DE MA MERE

LE RELOGEMENT M'A TUER

Le 10 octobre, à l'hôpital ma mère  (r.y) a demandé à ma soeur de la prendre en photo  en lui disant bien "prends moi en photo pour montrer dans quel état je me trouve et dis à ta soeur qu'elle écrive surtout qu'on est entrain de me tuer avec ce relogement" qu'on se moque de moi et que je n'en peux plus".

Elle voulait depuis son arrivée en FRANCE en 1957 vivre dans une maison. Originaire de ZIGHOUD -YOUCEF elle a souffert de la guerre, en 1955 mère de deux enfants âgée de 23 ans elle était planquée en voyant arriver des soldats. Un soldat l'a vu mais lui a fait signe de rester cacher. On a brûlé sa maison. Choquée, elle est restée jusqu'à ce que les personnes aux alentours viennent la secourir. Ce souvenir traumatisant est resté. Elle n'avait ni haine, ni rancoeur. Elle nous disait que tout le monde à souffert durant la guerre. Elle nous demandait de faire des recherches pour retrouver ce soldat et le remercier de lui avoir sauver la vie.
 Elle voulait tellement terminer sa vie dans une maison avec un petit jardin, elle se voyait tricoter et planter de la menthe ,  coriandre etc...
Il y a tellement de choses à écrire, elle nous demandait depuis des années que l'on couche sur du papier sa souffrance tout au long de sa vie. Elle disait toujours qu'il fallait écrire le livre de sa vie mais qu'il fallait le donner avec des mouchoirs car il serait difficile de contenir ses larmes.

Si l'ANRU rend heureux les bailleurs, beaucoup de locataires affirment qu'ils sont dans la souffrance !
Notre coeur est plein de colère et nous sommes dans le recueillement et le deuil.

J'ai pu compter sur un élan extraordinaire de générosité, des dons en  tous genres : repas, argent, courses, soutiens chalheureux, présence. Notre coeur est plein de gratitude envers toutes ces personnes qui sont où étaient locataires des Créneaux.



lundi 10 octobre 2011

FATIGUES MAIS RESISTANTS TOUJOURS


Dans la matinée deux trous dans les murs ont été fait au rez-dechaussée ? Quant à ma mère, qui saignait du nez depuis avant hier soir, nous avons dû l'accompagner aux urgences à l'hôpital afin d'être ausculer. Elle est de plus en plus angoissée et stressée.

lundi 3 octobre 2011

MAMIE FAIT DE LA RESISTANCE





Ma mère est fatiguée et perdue, elle veux finir sa vie dans une maison avec un jardin. Elle ne comprend pas pourquoi est ce tant difficile de la comprendre. Elle est stressée car elle a peur d'être expulsée manu militari. Elle reçoit la quittance de loyer avec l' adresse  du diffus qu'on veut absolument qu'elle prenne alors qu'elle n'y habite pas et qu'elle n'a pas de contrat  à ladite adresse.
A ce jour, je ne sais pas où cela va aller mais je soutiens ma mère. Méfiante, elle assure qu'on lui prépare un coup pour la jeter dehors avec un soupir !
Pour ma part, j'ai du mal à avancer rien ne va plus.Tout traîne, mon déménagement, mes démarches, mes tracas avec les résiliations notamment avec canalsat. on vous appelle pour vous faire une offre alléchante avec l'adsl mais lorsque vous êtes obligés de résilier et bien on regrette votre résiliation mais vous devrez payer quand même jusqu'à la fin de l'échéance annuelle au 1er avril 2012 !

 

Les Vergers sont terminés mais il reste toutefois la décharge sauvage en contrebas, le chemin qui donne à Saint-Louis n'a pas vu le jour. le projet comporte la création de voies nouvelles afin de s'ouvrir au noyau villageois mais à quelle date ? Dans combien d'années.




A l'heure de la sortie des enfants de l'école privée de Notre Dame de la Viste, il est impossible de rouler à la rue augustin Roux , de rentrer à la cité des Créneaux, ainsi qu'aux Vergers. Le stationnement de ces voitures perturbent l'accès aux automobilistes.




Dans le cadre de la rénovation urbaine, on construit et les locataires rentrent dans du neuf alors que ceux qui demandent un diffus doivent accepter en l'état celui-ci. Chance dans l'attribution ou choix, nous constatons qu'il y a des disparités.

Les derniers locataires sont priés de vite partir en vue d'une démolition urgente !!! On compte commencer le démantèlement dès ce jour malgré la présence de locataires malades et âgés.




Les Bâtiments B et C ont été démolis rapidement.