mardi 5 janvier 2010

L'ECLATEMENT DU LIEN SOCIAL DES CITES

Depuis la canicule de 2003 qui a fait plus de 15 000 morts en FRANCE, on s'est rendu compte de la fragilité des personnes âgées, seules et isolées
http://www.ina.fr/fresques/jalons/notice/InaEdu04584/les-victimes-de-la-canicule-d-aout-2003

Malgré les leçons tirés de ce désastre, on continue à ne pas tenir compte des personnes âgées dans le cadre du relogement (ANRU).
Aux Créneaux, elles sont relogées dans un autre environnement et sans avoir les personnes désirées qui se sont occupées d'elles durant des années bénévolement et par obligation morale inculquée par nos parents selon la culture d'origine.
Pertes de tous les repères, ces personnes sont de plus en plus fragilisées et isolées dans un environnement restreint et froid sans espaces verts, vue sur le mur du voisin.
Et dire que le programme ANRU doit tenir compte de cette fragilité et permettre la mixité sociale.
Des belles paroles pour faire partir les locataires des créneaux en prétextant que la réhabilitation n'est pas possible trop cher.
Que coûte une démolition, les financements pour la construction, les frais du personnel afférente au relogement, etc.....
Pourquoi finance t-on les autres bailleurs privés. On injecte des millions d'euros dans la culture,
pour le nouveau stade vélodrome mais pour les locataires issue de l'immigration et ayant vécu dans des conditions difficiles, on leur construit des logements rapidement avec malfaçons et divers problèmes, d'infiltration d'eau, espaces réduits avec le même loyer environ mais les charges non comprises dans le nouveau bail. Comment ne pas traumatiser les personnes vulnérables depuis plus de 30ans elles ne réglaient que le loyer tout compris alors que maintenant elles doivent régler
- une facture de gaz,
-une facture d'eau,
-la quittance de loyer, sans compter l'électricité, le téléphone.
Durant plus de 38 ans, le bailleur ainsi que les institutions publiques se foutaient pas mal des locataires seul le loyer devait être régler quant au reste ...
Les bailleurs sont dorénavant dans une logique commerciale et financière. il n'y a plus de place pour les foyers à faibles ressources.
Marseille s'embellit pour les nouveaux fortunés mais en attendant nous payons les taxes et impôts très chères pour le bien des autres et non le nôtre.
Durant notre enfance ayant vécu dans des bidonvilles et conditions difficiles , nous avons tout fait pour avoir une place dans la société. Nous avons travaillé et gagné notre argent à la sueur de notre front. A ce jour, c'est toujours la même problématique : l'identité nationale ? l'intégration ou la désintégration de la culture d'origine étrangère ce qui fait la richesse de rencontres et d'échanges pour ne faire qu'une surface lisse. Quand j'écoute le peuple, il me ressemble avec les mêmes aspirations et souhaits et quand j'écoute les politiciens cela me désole de voir tant d'ignorance toujours dans une logique incohérente.

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